Sexologie
Hommes, femmes ou couples : la consultation sexologique permet d’identifier une difficulté et son origine, puis de lever les obstacles et de mobiliser vos ressources pour retrouver une sexualité satisfaisante.
Les troubles pris en charge
L’entretien aide à mettre des mots sur des blocages affectifs et psychologiques. Ces difficultés sont fréquentes et le plus souvent sans gravité. Lorsqu’elles s’installent, consulter permet d’en évaluer la nature, d’adapter la prise en charge et d’éviter qu’elles ne se renforcent ou ne retentissent sur le partenaire.
Chez l’homme
Troubles de l’érection
Difficulté, ponctuelle ou durable, à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour une relation sexuelle satisfaisante.
Éjaculation précoce
Manque de contrôle éjaculatoire : l’éjaculation survient trop tôt, souvent avant ou au début de la pénétration. C’est l’un des troubles les plus fréquents, il concerne près d’un homme sur trois.
Anéjaculation
Éjaculation tardive ou incapacité à éjaculer.
Troubles du désir
Anaphrodisie : peu ou pas de désir sexuel.
Chez la femme
Troubles du désir
Anaphrodisie : peu ou pas de désir sexuel.
Vaginisme
Trouble qui empêche toute pénétration vaginale et s’accompagne d’une forte anxiété sexuelle.
Dyspareunie
Douleurs répétées et persistantes pendant les rapports.
Anorgasmie
Incapacité à atteindre l’orgasme : jamais ressenti, devenu absent, ou seulement dans certaines situations.
Certaines difficultés ont une origine médicale : la consultation sexologique complète l’avis de votre médecin, elle ne le remplace pas.
Onco-sexologie
Préserver la vie affective et intime pendant et après un cancer, seul ou en couple.
Il est possible de consulter pendant le parcours de soins ou après la rémission.
L’approche onco-sexologique comporte une démarche bio-sexologique. Il s’agit dans un premier temps d’évaluer les limites physiologiques auxquelles la personne et le couple vont devoir s’adapter, et d’établir les traitements médicaux éventuels qui pourront être proposés. L’onco-sexologue et le médecin oncologue référent du patient évaluent ensemble, après la consultation, la possibilité d’un traitement médicamenteux si nécessaire.
Une fois tout problème organique abordé, une démarche psycho-sexologique est mise en place, en deux phases : d’abord la compréhension du trouble, qui consiste à clarifier tout ce qui peut interférer de près ou de loin avec la sexualité afin de créer un terrain propice au changement ; puis le changement lui-même. La sexualité ne se limite pas au rapport sexuel : elle englobe toute la dimension de l’intimité, la tendresse, le toucher et la communication.
À l’issue de chaque séance, le sexologue définit avec le patient des objectifs : exercices à effectuer, adaptations à envisager dans sa vie de couple ou sa vie intime, traitement éventuel. À chaque consultation, un point est fait et les objectifs sont poursuivis ou redéfinis selon les besoins du patient.
La thérapie aide aussi à traverser les épreuves de la maladie, en libérant la parole et en évitant l’isolement de chaque partenaire.
Elle offre un espace d’échanges sécurisé et libre. Le cancer peut déséquilibrer les rôles dans le couple : le conjoint ne sait plus toujours comment se situer, ou devient aidant, ce qui modifie la dynamique affective et la répartition des charges du quotidien. L’angoisse de la maladie et des traitements, la fatigue et la modification de l’image corporelle peuvent affecter autant le patient que son partenaire.
Quand consulter un onco-sexologue ?
Dès lors que le diagnostic ou les traitements d’un cancer (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie) entraînent une souffrance, des doutes, des dysfonctions ou toute altération de la santé sexuelle.
- Chez la femme
- Sécheresse vaginale, dyspareunie (douleurs pendant les rapports), vaginisme (pénétration devenue impossible), conséquences des modifications ou altérations anatomiques, anorgasmie (incapacité) ou dysorgasmie (difficulté) à atteindre l’orgasme.
- Chez l’homme
- Trouble érectile (difficultés ou incapacité à obtenir une érection), éjaculation précoce, anéjaculation (incapacité à éjaculer) ou altérations anatomiques.
- Sur le plan psychologique et relationnel
- Baisse ou perte du désir, anxiété liée aux performances, altération de l’image corporelle et perte de l’estime de soi.
- Dans le couple
- Difficulté à communiquer sur l’intime, besoin de redéfinir une vie affective et sexuelle adaptée pendant ou après la maladie.
Prise en charge. Les consultations sont prises en charge par l’Institut de Cancérologie de Bourgogne pour les patients suivis, ou ayant été suivis, par l’ICB.
En parler, c’est déjà commencer.
Consultations de sexologie et d’onco-sexologie au cabinet, à Auxerre, seul ou en couple.
Aucune ordonnance n’est nécessaire.